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2018: Hôpital militaire de Serti, Nigeria.
fond
Sur la route ...
Dimanche 14 Octobre 2018
Que faire au Nigeria ? D'ailleurs, pourquoi le Nigeria ?
Pour la seconde question, la réponse est assez simple, parce que la voie routière n'offre que très peu d'autres alternatives d'une part, et surtout car les avis des voyageurs qui transitent par ce pays sont tous unanimes: la population y est accueillante et chaleureuse. Certes, les difficultés ne manquent pas pour y accéder, et les médias semblent unanimes sur le sujet. Pourtant, nous nous devons d'apporter les éléments qui sont à notre portée: Bien sûr, le Nigeria connaît un conflit armé dans le Nord du pays avec Boko Haram, comme c'est le cas pour tous ses voisins francophones (Cameroun, Burkina-Faso, Niger, etc ...) et pour lesquels cette fois les médias francophones se montrent beaucoup plus discrets et étrangement moins incisifs. Mais partout où nous passons, le premier réflexe de la population est de nous saluer par un "Welcome" agrémenté d'un large sourire. D'ailleurs, dans les états où nous passons les personnes ne comprennent pas pour quoi les "blancs" ont peur de venir, puisqu'ils sont en paix. Le Nigeria est le pays le plus peuplé d'Afrique, et de loin ! On y retrouve d'ailleurs certains aspects qui s'apparentent à l'Inde que nous avions traversé en 2015. Alors voilà, au Nigeria, on y  rencontre des populations de toutes religions confondues, qui vivent en harmonie et tolérance mutuelle, au rythme africain, bien sûr !
Pour ce qui est de la première question, l'activité principale au Nigeria pour tout voyageur, ce sont les check-points. Certains diront que cette activité nous est familière depuis le Nord Angola, et c'est vrai. Mais ici, les "check-points prennent un air de "champion's league", d'une part du fait de leur nombre (après 100  en seulement 500km, on a cessé de compter), et de leur diversité (tronc d'arbres, chicanes-bidons, chicanes-sacs de sable, fils tendus, pneus, etc ...) et aussi principalement de l'ambiance détendue qui y règne. Aussi incroyable que cela puisse paraître, la plupart du temps, un simple coucou de la main nous ouvre la voie. Parfois, il faut s’arrêter pour saluer un uniforme souriant qui nous souhaite tout naturellement un "welcome" et qui est tout heureux de nous avoir dit bonjour. On ne doute pas de rencontrer un jour un policier "badass" qui essayera bien de nous trouver une quelconque infraction, mais pour le moment, ce n'est pas la coutume locale. Sur la route, nous croisons également un camp de réfugiés camerounais qui sont venus au Nigeria pour fuir le conflit armé qui sévit dans l'Ouest de leur pays.

Quand ça va mieux ..
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